Association PRENDS MA MAIN

Entraide et solidarité

Puisse cette lumière éclairer le chemin des âmes égarées, dans notre monde terrestre et céleste

 

<< Ce n'est pas la lumière qui nous manque, ce sont nos yeux qui manquent à la lumière >> (Gustave THIBON)

Le Christ a dit <<Ce qui se dit aujourd'hui à l'oreille, sera un jour crié sur les toits.>>

<<Les temps sont venus, l'aube nouvelle se lève et va éclairer le monde>>  

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Dimanche 5 août 2018 journée séminaire 10h12h30 et 14h 17h30 avec Marie HUVET. Marie sera présente toujours à BATS pour des consultations privées le lundi 6 et mardi 7 août .

Renseignements et réservations au: 05.58.79.19.83 

 

Bonnes vacances

Marc et Violette vous souhaitent un très bel été.

Prochain rendez-vous

Chantal BOURDIEU conférencière

Airald GAGLIO médium

le dimanche 23 septembre 2018 à 14h30 dans le hall polyvalent de BATS

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Une âme devant Dieu

Alfred de Vigny

Dis-moi la main qui t’enlève,
Ô mon âme, et dans un rêve
Te montre la vérité !
D’où vient qu’un songe m’emporte
Jusques au seuil de la porte
Qu’entr’ouvre l’Éternité
C’est ici que l’homme arrive ;
Oui, je reconnais la rive
Jusqu’où le rocher dérive
Roulé dans le flot des temps ;
J’entre dans le port de l’âme :
Je vais m’asseoir dans la flamme ;
La place que j’y réclame
Est vide depuis longtemps.

Dieu, je te vois ! Comment pénétrer dans ta gloire ?
Détourne mes regards, ne m’anéantis pas ;
Je sens mon front brisé par ton char de victoire :
Dans cet air lumineux qui soutiendra mes pas ?

Je vois tout l’univers rajeuni par la tombe
Des êtres infinis que je ne puis compter
O mon Dieu, je succombe,
Laisse-moi m’arrêter.
Je m’arrête pour me plaindre
De ce monde d’où je sors ;
Toujours espérer et craindre ;
Et moi je pleurais les morts !
Ne savais-je pas encore
Quel esprit devait éclore
De cette éternelle aurore
Qui vit l’Éternel créant ?
Qu’avec toi l’âme ravie
Pour jamais est assouvie
Que dans la Mort est la Vie,
Que la Vie est le Néant ?

Je le savais dès l’enfance,
Je le disais dans mes nuits ;
Et l’espoir de ta présence
Calme seul tous mes ennuis.
Cependant j’aimais la vie
Comme un marin ses dangers,
Comme l’Esquimau n’envie
Nul des soleils étrangers ;
Comme un Chartreux aime l’ombre,
Aime sa cellule sombre
Et, libre, y revient toujours ;
Comme un lévrier fidèle
Caresse la main cruelle
Qui le frappe tous les jours.

Aujourd’hui je sais tout, je te vois, et j’embrasse
L’avenir qui n’est pas, le passé qui n’est plus,
Les temps qui doivent naître et les temps révolus.

Je conçois l’espace,
L’univers s’efface
Et devant ta face
Tout s’unit en toi.
Je vois tout s’y peindre,
Je vois, sans les plaindre,
Les mondes s’éteindre
Et fuir devant moi.

Je puiserai ma force en ta force suprême,
J’ose marcher vers toi, j’ose lever les yeux.
Un seul de tes regards me révèle à moi-même :
Je m’étais échappé de ton sein radieux,

Perdu comme l’étincelle
Qui, dans les nuits de l’été,
Blanche et légère parcelle
D’une immortelle clarté,
Quitte le chœur des étoiles,
Des vapeurs perce les voiles,
Et tombe sur les roseaux
Et s’éteint au fond des eaux.

Laisse-moi pour un jour retourner sur la terre :
Là, sur mon marbre noir, sous ma croix solitaire,
J’irai m’asseoir en souriant ;
Dire : « Je vis toujours » à ceux qui me regrettent,
Qui, posant leurs genoux sur les fleurs qu’ils y jettent,
Viennent me pleurer en priant.